Niveau de preuve : bibliographic_overview_only. La page décrit l’objet éditorial et le contexte public de la série, sans analyse image par image.
Ce que le livre examine
Henri Rivière développe sa série des Trente-six vues de la Tour Eiffel au tournant du XXe siècle, en dialogue revendiqué avec les vues du mont Fuji d’Hokusai. Les notices décrivent une série achevée en 1902, exécutée en lithographie et attentive aux cadrages, aux angles et aux atmosphères.
L’édition Reliefs de 2024 ne reproduit pas trente-six feuilles dans un livre relié. Elle réunit douze images issues de la série, présentées comme cartes à conserver ou envoyer, avec un texte d’accompagnement. La distinction est décisive : le titre historique de l’ensemble ne doit pas être confondu avec le nombre d’éléments contenus dans la pochette.
Approche et structure
La pochette transforme la lecture en manipulation. Les images ne sont pas nécessairement fixées dans un ordre unique ; elles peuvent être rapprochées, séparées ou utilisées comme correspondance. Le petit livret ou texte donne un cadre, mais l’objet privilégie visiblement la mobilité des planches.
Notre site n’affiche pas les reproductions, faute d’un dossier de droits enregistré. Nous ne pouvons donc pas commenter une composition particulière. L’analyse se limite au geste éditorial documenté : extraire douze vues d’une série ancienne et les remettre en circulation dans un format proche de la carte postale.
Points forts éditoriaux
Cette édition rend visible un principe fondamental : un monument peut rester reconnaissable tout en changeant radicalement de place dans l’image. Le cadrage, la saison, la distance ou le premier plan déplacent la Tour du centre vers la périphérie et transforment son échelle.
Le dialogue avec Hokusai ouvre également une question de transfert artistique. Rivière ne copie pas seulement un nombre ou un titre ; il adapte à Paris l’idée d’un motif stable observé depuis des situations variées. Le format contemporain prolonge cette circulation, puisque les cartes peuvent elles-mêmes voyager.
Limites ou précautions
Le titre peut prêter à confusion. L’édition contient douze images, non trente-six. Cette sélection n’est donc pas une reproduction intégrale de la série. Un lecteur qui cherche l’ensemble complet doit examiner précisément les contenus d’une autre édition.
Les notices commerciales divergent sur le terme « broché », « coffret » ou « pochette », et certaines indiquent seize pages. Nous retenons la description de la BnF : une pochette avec douze cartes postales et un livret de quatre pages, tout en signalant que les catalogues peuvent compter l’objet différemment.
Enfin, une présentation bibliographique ne permet pas d’évaluer la fidélité des couleurs, la qualité du papier ou l’ordre proposé. Ces dimensions matérielles sont centrales pour un objet d’art et exigent un examen physique.
À quels lecteurs s’adresse-t-il ?
La pochette paraît destinée aux amateurs d’estampe, de japonisme, d’histoire graphique de Paris et de petits objets éditoriaux. Elle peut servir à introduire la notion de série et de point de vue. Elle convient moins à qui cherche une histoire générale de la construction ou un guide pratique du monument.
Édition, sources et contrôle
- Bibliothèque nationale de France : pochette, douze cartes, livret, dimensions et ISBN.
- Reliefs Éditions et catalogues de librairie : collection, date et contexte de la série.
- Amazon.fr, fiche ASIN 2380361606 ouverte le 30 août 2026 : titre, Henri Rivière, format physique, ISBN-10 et ISBN-13 concordants.
Retrouver l’édition
Ce site ne vend pas cet objet. Le lien ordinaire n’est pas rémunéré et ouvre Amazon.fr dans un nouvel onglet. Vérifiez le contenu exact, le vendeur, l’état et les conditions sur la page externe.
Voir la fiche sur Amazon.fr — nouvel ongletÀ rapprocher d’Exposition universelle Paris 1889 pour comparer deux rééditions patrimoniales et de Qui a démonté la tour Eiffel ? pour le passage de l’image à l’indice.